Aide Mémoire

Les « Psys »

Un Psychiatre

est un médecin, il s’occupe de diagnostiquer les pathologies mentales et est le seul à pouvoir prescrire des médicaments.

Un Psychanalyste

est un thérapeute qui propose à ses patients de pratiquer une cure analytique. La psychanalyse est le plus souvent apparentée à la philosophie Freudienne. Il n’est pas forcément psychiatre, ni psychologue.

Un Psychopathe

est un individu souffrant d’une pathologie mentale. Ce terme est en général utilisé pour les pathologies les plus lourdes relevant de traitements psychiatriques palliatifs.

Un Psychologue

est un thérapeute,il est expert en conduite d’entretien et pratique l’écoute active. Les patients verbalisent avec lui leur souffrance, il peut pratiquer la psychométrie et proposer des exercices thérapeutiques dans le but d’améliorer le bien-être au quotidien.

Un Psychologue Social

est un psychologue spécialisé dans l’étude des comportements individuels et groupaux, ainsi que leurs déterminants et leurs effets. Il se base sur la méthode expérimentale pour effectuer des expérience sur des populations échantillonnées et démontrer des biais cognitifs et des effets psychologiques, ou encore créer des échelles d’évaluation d’attitudes, d’émotions ou de comportements

La pensée du maître

« Laissons donc la raison aux philosophes, mais ne lui demandons pas trop d’intervenir dans le gouvernement des hommes. Ce n’est pas avec la raison, et c’est souvent malgré elle, que sont créés des sentiments tels que l’honneur, l’abnégation, la foi religieuse, l’amour de la gloire et de la patrie, qui ont été jusqu’ici les grands ressorts de toutes les civilisations »

G. Le Bon (1895). Psychologie des foules

« On m’écoute donc je suis » : Limites psychologiques des relations digitales

psychologiesmartphone

Le web 2.0. facilite nos relations digitales sur bien des aspects, mais ces relations nous bercent d’illusions dangereuses pour nous et nos enfants.

 Voyons d’abord quel est le point commun entre :

  • un SMS
  • un tweet
  • un e-mail
  • un message privé sur un réseau social
  • un message public sur un forum
  • un message privé ou public sur un blog
  • etc…?

Réponse : Tous ces moyens à notre disposition pour communiquer nous permettent de nous montrer sous le jour que l’on souhaite. Nous avons du contrôle sur eux, et donc sur les relations sociales que nous créons à travers eux.

 

Bienvenue dans la civilisation des trolls !

psychologiedigitale « On mécoute donc je suis » : Limites psychologiques des relations digitales
Nous sommes tous des trolls potentiels. Car sur internet, nous bénéficions tous de l’anonymat (relatif, certes) que nous confèrent les choix d’un pseudo, d’un niveau de langage, d’une humeur, d’une tolérance à tel défaut ou telle qualité… Nous pouvons aussi accéder à de larges audiences. Bref vous l’avez compris, nous avons un contrôle quasi-parfait de notre image, de notre identité et des relations que nous choisissons de créer. Et nous pouvons choisir de devenir spontanément le porte parole d’une ONG ou le détracteur officiel d’un parti politique…

 

 

Identité digitale : Promesse #1


Entendons-nous bien, il n’est pas question ici d’une identité NOM – PRENOM – AGE etc…, mais plutôt psychologique. Le soi est une perception. Et chacun perçoit son identité propre de trois façons :

  1. L’identité c’est ce que l’on sait que l’on est (soi réel)
  2. L’identité c’est ce que l’on aspire à être (soi idéal)
  3. L’identité c’est ce que l’on pense être pour les autres (soi d’autrui)


Tous les jours, les campagnes de publicité sur les nouvelles technologies nous promettent qu’avec des avatars on pourra enfin aimer nos amis, aimer notre corps, aimer notre vie. On pourra avoir les plus belles romances virtuelles. On pourra même appartenir à un monde semblable au monde réel pour tout recommencer à zéro, et mieux réussir nos vies. Il sera en outre possible d’avoir des compagnons de vie qui nous soutiendront et nous écouteront toujours, voilà en réalité le rêve qu’on nous promet d’exaucer.

Résultat des courses : On passe des soirées penché sur notre téléphone, devant les réseaux sociaux ou sur des jeux vidéos en ligne au lieu d’aller dans un bar avec nos amis, de passer une soirée avec notre famille ou jouer un match de foot entre potes.

pkr avatar « On mécoute donc je suis » : Limites psychologiques des relations digitales

Sur le web, la poker face est de rigueur !

Car ces rêves (de vie de substitution) nous coûtent cher en réalité. La vie digitale nous propose une identité proche de la perfection, elle nous permet de contrôler le soi d’autrui, pour toujours montrer le soi idéal. Quel bonheur de pouvoir cacher le soi réel et ses imperfections !

En une phrase, cette promesse du concept d’ “identité digitale” est la suivante :

« Vous aurez un contrôle total sur vos relations sociales ».


C’est le concept même du “personal branding”. On trouve dans nos technologies du quotidien un moyen de contourner la dure réalité, de cacher la triste vérité que nous sommes tous imparfaits et que la plupart de  nos relations nous ennuient.

NB : Notons, pour une meilleure compréhension de mon propos, que ce que j’appelle les “technologies quotidiennes” ou autres “appareils dans nos poches” regroupent dans cet article TOUTES les technologies actuelles permettant une interaction sociale via interface digitale. De l’appel téléphonique classique à la vidéoconférence, en passant par le message Facebook, le SMS et le chat gmail… etc.

 

 

Identité digitale : Promesse #2


Mais ce n’est pas tout.
Une autre promesse, propre aux peurs les plus profondément enfouies dans le cerveau humain, nous est tristement proposée…

« Vous ne serez plus jamais seuls ».


Cette promesse peut paraître désuète aux plus sceptiques. Pour vous convaincre, rappelons simplement que lorsque les ténors de la psychologie positive ont cherché quel était le facteur du bonheur, ils ont tout testé. Selon vous, était-ce la température, l’humidité de l’air, le nombre de zéros sur le compte en banque, la beauté physique, l’intelligence…? Rien de tout cela. Ils ont trouvé que la zone du bonheur se situe dans l’hémisphère gauche de notre cerveau et qu’elle était la plus active chez les individus extrêmement sociaux.

La connectivité de nos sociétés contemporaines depuis l’essor d’Internet aurait donc dû rendre les gens plus heureux, puisqu’ils peuvent plus facilement qu’avant entretenir de nombreuses relations sociales. Notre hypothèse est que ces relations sociales sont trop superficielles pour augmenter réellement notre bonheur. Et que le sentiment de bonheur via relations sociales virtuelles est tout autant éphémère.

Sur le web social, nos nouveaux comportements n’ont pas pour but d’avoir plus de relations et de faire des nouvelles rencontres mais d’être moins seuls. Dans cette logique, la solitude est facteur de tristesse, au-delà d’être un symptôme de dépression (ce qui n’est pas vrai en soi, le débat est ouvert mais il mériterait un article à lui tout seul…).

D’ailleurs, lors du premier grand congrès de psychologie de Kingston, toute la communauté scientifique était d’accord et s’est élevée d’un seule voix à travers son porte-parole pour citer ce qui devait devenir une des plus grandes lois psychologiques : « It hurts to be alone » (B. Marley, 1964).

Revenons à nos moutons…

Quelle belle promesse, quelle reposante utopie de penser que les technologies nous permettront de ne plus jamais, jamais, jamais être seuls. Nous trouverons toujours quelqu’un pour entendre (comprendre : lire) nos états d’âme, nos passions inavouées (souvent dénuées d’intérêt, il faut bien l’avouer).

Selon Sherry Turkle, experte en études sociales sur la science et la technologie et professeur au M.I.T., la technologie, smartphones en première ligne, et leur connectivité sans limite nous bercent de trois contes de fées :

1)   Peu importe qui nous sommes et qui nous aspirons à être, on peut avoir de l’attention de la part d’autrui ;
2)   On sera toujours écoutés ;
3)   On n’aura jamais à être seuls.

Ces trois croyances bouleversent notre psyché. Il devient légitime d’attendre plus des technologies que des êtres humains autour de nous. Et l’idée que nous avons le confort de contrôler nos relations à l’autre s’immisce doucement dans nos cerveaux.

 

 

“La solitude est le nid des pensées”

« But we’re not so comfortable, we are not so much in control » prévient Turkle.

Alors que nous cherchons l’illusion d’un accompagnement social au quotidien sans avoir à s’embarrasser des fondamentaux de la relation en chair et en os que sont l’amitié et l’empathie. Nous sacrifions une partie de notre identité. Car c’est lorsqu’on titube, balbutie, bégaye. Lorsqu’on cherche ses mots ou lorsqu’une émotion incontrôlée nous fait rougir. C’est là que nous donnons une image épurée de nous-mêmes, c’est là que nous sommes vrais. Cela arrive à tout le monde, et c’est le propre de toute relation sociale. Mais c’est aussi ce qui rend aussi difficile la relation à l’autre, formée de hauts et de bas, de joies et de colères, d’empathie et d’incompréhensions.


Mais pourquoi ne pas laisser les gens montrer le meilleur d’eux-mêmes à toutes leurs connaissances virtuelles ?

Avant tout, rappelons que le taux d’équipement en téléphonie mobile dans le monde est de 80 %. De plus, 1 possesseur sur 5 détient en fait un smartphone. A cela rajoutons qu’environ 9 possesseurs de smartphones sur 10 l’utilisent quotidiennement. Enfin, sur 100 personnes équipées de téléphones mobiles, 92 l’utilisent au moins pour envoyer des SMS. En conséquence, on peut affirmer que les technologies de poche occupent une grande place dans notre vie quotidienne (début 2011 en France, le taux d’équipement en portables approchait les 100 %).

Nos appareils nous sont si précieux qu’en leur absence nos devenons anxieux, nous paniquons et ne pensons qu’à les étreindre à nouveau. Nous sommes seuls sans eux. Et être seul devient un problème qu’il faut résoudre en se connectant.

Selon Turkle, avant c’était

« je ressens quelque chose, je veux appeler mon ami(e) ! »,

et maintenant c’est

« Je veux ressentir quelque chose, j’ai besoin d’envoyer un SMS ».

Se connecter devient alors un symptôme plus qu’une cure à la solitude. Nous avons peur d’être seul comme si nous avions peur de nous-mêmes.

 

En écrivant sur internet, on se connecte à l’autre de façon superficielle. Mais en chemin, on se configure à être isolé. On cultive ce sentiment de solitude « à résoudre ». De ce point de vue, La connexion mène à l’isolement.

Or l’habilité à être seul doit être cultivée. Elle fait partie intégrante de nos vies, et nous permet de forger notre identité réelle. L’habilité à se séparer de l’autre et donc à se restructurer soi-même, à se rassembler dans son unicité est une qualité indispensable à notre épanouissement personnel. La solitude est le lieu où l’on se retrouve soi-même. C’est elle qui permet d’aller vers l’autre et d’y trouver de l’attachement.

L’attachement

L’attachement à l’autre est une caractéristique de la sociabilité. Intégré lors de la prime enfance, lorsque nous devons réagir à la présence ou à l’absence de notre mère, il permet au rejeton d’organiser sa réponse émotionnelle à la solitude.

Il a été étudié chez les très jeunes enfants par Ainsworth. Cette psychologue américaine du développement a posé les bases de la théorie de l’attachement par le concept de base de sécurité.

C’est l’attachement à la mère (ou à une autre figure d’attachement) qui permet très tôt à l’enfant de se sécuriser en l’absence de cette dernière. Les réponses aux sollicitations de l’enfant, par leur fréquence et leur intensité, vont donner à l’enfant la base de sécurité qui lui permettra d’adapter sa réponse émotionnelle aux situations de solitude (ou pour utiliser un gros mot : au sentiment d’abandon). Il existe plusieurs grands types d’attachements, tous équivalents à des stratégies mises en place par l’enfant quand il se sent seul. Chaque enfant a un type de stratégie qu’il utilisera instinctivement tout au long de sa vie comme réponse émotionnelle de base face au sentiment de solitude.

En tant qu’animaux sociaux, notre aversion à la solitude est naturelle. Cependant, certaines stratégies personnelles développées dans les premières années de nos vies nous préservent plus ou moins efficacement de l’angoisse qu’elle implique.

Solitude « On mécoute donc je suis » : Limites psychologiques des relations digitales
L’attachement à l’autre, et donc la sociabilité, nous permettent de construire notre personnalité de façon saine. C’est pourquoi l’illusion offerte par la technologie de ne jamais être seuls est si dangereuse. Notamment pour les férus de technologie que sont les enfants et les adolescents d’aujourd’hui. Ces derniers courent le grand risque de ne pas réussir à construire pleinement leurs personnalités, et ainsi de ne pas être aussi bien armés qu’un autre face à la vie, et aux moments de solitude qu’elle implique.

Nos jeunes contemporains pensent qu’être constamment connectés va les conduire à se sentir moins seuls, mais c’est l’inverse qui est vrai. Car dans ce contexte leurs relations sociales resteront au stade de la superficialité. C’est ce que Turkle appelle « l’effet boucle d’or » :

 

« Si on n’est pas capable d’être seul cela nous pousse à être seul et si on n’apprend pas à nos enfants à être seuls, il ne sauront qu’être solitaires. »

S. TURKLE

 


L’imitation

L’attachement est nécessaire, et les acquisitions qu’il implique font de nous autres adultes ce que nous sommes.

Mais la promesse de contrôle de notre identité digitale implique aussi un problème dans la perception psychologique de nous-même.

Ce qu’on cherche dans toute relation à l’autre c’est finalement ce qui nous reflète, se sentir comme tous les autres. Pouvoir se dire :”Moi, je ressemble aux autres”. Cette identité de soi prend ainsi ses sources dans l’imitation (observable dès quelques mois). Mais la construction de soi implique également de se sentir unique et en ce sens différent des autres :

 « On mécoute donc je suis » : Limites psychologiques des relations digitales

On comprend en grandissant que l’autre a des intentions, croyances, valeurs, et que celles-ci peuvent être fausses, ou du moins différentes des nôtres, de ce que nous percevons de la réalité.

Ainsi, utiliser des codes, des smiley virtuels, des propos banals (parler de la pluie ou du beau temps, de son humeur du jour…) prend un sens tout autre. Ces propos sont similaires à ceux que pourraient tenir au quotidien des individus dont nous nous sentons proches. Ces propos nous rendent donc semblables à ces derniers. C’est par exemple le cas lorsqu’on affiche une musique qu’on est en train d’écouter, qu’on “like” les mêmes pages que nos amis sur Facebook, ou qu’on l’on crée un album photo dédié à l’anniversaire d’un ami, ou au mariage d’un membre de notre famille.

Ces comportements communs ne font que renforcer notre sentiment de familiarité, de ressemblance « je suis comme les autres » et minimise, cache, la richesse des différences entre soi et autrui. C’est pourtant cette caractéristique qui est essentielle au développement et à la construction d’un soi réel.

Sans solitude, notre fragile sens du « soi » nous pousse à utiliser les autres sans chercher à apprécier qui ils sont. On cherche en eux à se sentir moins anxieux et plus vivants.

On rend saillantes nos ressemblances à l’autre, en négligeant notre unicité. Or, est-il possible de se construire une identité de soi sans solitude, sans différence à l’autre, sans unicité ?

Internet nous pousse à échapper au sentiment de solitude, et à privilégier nos ressemblances plutôt que nos différences avec l’autre… Mais pour autant, faut-il retourner à l’Age de pierre ? (et non pas l’âge de Pierre)

Citoyens, rien n’est perdu !

Il est temps d’en parler aujourd’hui ! Nous sommes encore dans la jeunesse de la technologie. C’est le bon moment pour réagir, pour reconsidérer comment nous l’utilisons et comment nous construirons les technologies de demain.

L’objet du propos n’est pas ici de dire qu’il faut se détourner de nos appareils et revenir au télégraphe. C’est de réfléchir à d’autres moyens d’utiliser la technologie, la production et le design pour garantir les relations humaines, et notre relation à nous-mêmes.

Il serait profitable de montrer aux enfants des façons d’envisager la solitude comme une valeur pour eux. De trouver des lieux spécifiques de la vie réelle dans lesquels on pourra réclamer de la conversation à autrui et des échanges en chair et en os. Ces lieux doivent être trouvés à la maison en famille, au travail avec ses collègues et dans des lieux publics avec nos proches.

Tournons-nous vers ce qui importe vraiment dans nos vies, laissons la superficialité d’un statut Facebook à sa place et mettons plus de valeurs dans l’écoute et le soutien que l’on peut se procurer les uns aux autres, plutôt que dans la lecture ou la rédaction d’un SMS impersonnel sur mesure.

Et si pour arriver à ce but, il faut en passer par toutes ces petites choses ennuyeuses du quotidien, par tous ces moments où l’on préférerait regarder la télévision plutôt que d’écouter les états d’âmes de notre voisin, alors acceptons que tout le bonheur personnel et social à en retirer doit passer par là.

C’est lorsque l’on hésite, on trébuche et on perd ses mots qu’on se révèle soi-même aux autres, et par les autres à soi-même.

 

 

Conclusion

Ne laissons pas les technologies redéfinir les interactions humaines. Préservons ce qui compte vraiment chez l’autre et ce qui compte vraiment chez nous-même. Chérissons la solitude et acceptons sa valeur.

En réalité l’optimisme est de rigueur ! Les nouveautés technologiques de notre quotidien nous donnent l’opportunité de réformer nos valeurs et nos objectifs de vie en profondeur, alors sourions !

Acceptons que nous sommes vulnérables face aux fausses promesses de relations sociales simples, automatiques et contrôlables.

Participons chacun à notre niveau pour préserver la complexité de nos relations sociales, qui nous apportent en réalité de quoi nous construire et nous améliorer nous-mêmes.

Prenons part aux débats et autres vastes conversations IRL pour définir les nouveaux usages de la technologie digitale, cette technologie de nos rêves qui pourra faire de cette vie la vie que l’on aime.

D’après vous, quelle devra être la qualité première de nos nouveaux « devices »  ?

Voici quelques unes de mes autres sources, pour compléter la liste n’hésitez pas à me contacter :

 

La conférence de S. Turkle [EN]:

http://www.ted.com/talks/sherry_turkle_alone_together.html

Les taux d’équipements téléphoniques :
http://socialreflexe.wordpress.com/2012/03/26/statistiques-sur-les-utilisateurs-de-smartphones/
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-pres-de-100-de-taux-d-equipement-mobile-en-france-32820.html

 

En bonus !

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